Paul Valéry et son Cimetière marin
Deux tendances principales se partagent le domaine poétique après la première guerre mondiale : un néo-classicisme rigoureux et intellectualiste illustré par Valéry, d’une part; une libération de
toutes les forces profondes de l’homme qui s’exprime par le surréalisme, d’autre part.
Paul Valéry naquit en 1871 à Sète, ville dont le charme marin et méditerranéen le marqua profondément. Il aima également Montpellier où il passa son adolescence, puis connut à paris les « mardis » de la rue de Rome chez Mallarmé, qui fut son maître. Sous l’influence de celui-ci, il compose des vers symbolistes, mais ce qui l’intéresse, ce sont les mécanismes et l’activité de l’esprit plus que ses productions. Il étudie des héros intellectuels : Léonard de Vinci, pris comme symbole de la maîtrise d’un esprit universel et souverain, et l’imaginaire M. Teste, ascète de la lucidité et de la liberté de l’esprit. Il s’enferme ensuite dans un silence de 20 ans, consacrée à la méditation, notamment sur les mathématiques : il le rompt enfin en 1917 pour publier un long poème, La jeune Parque, où il évoque les états successifs d’une conscience, ses mouvements secrets et ses morsures intérieures. Le succès de La jeune Parque l’encourage. Il reprend en les corrigeant ses poèmes de jeunesse dans l’Album de Vers anciens(1920), où l’inspiration apparaît comme moins importante que la construction des poèmes. En 1922, il publie Charmes(au sens latin de carmin, à la fois vers et formules magiques), son chef-d’œuvre poétique : le recueil plonge dans une ambiance antique et méditerranéenne, mais toutes les notations sensorielles, allant des plus évanescentes jusqu’à un lyrisme de l’ordre universel, recouvrent une profonde philosophie. Au centre de cet univers lumineux, l’homme est tenté par l’amour de soi et par la connaissance orgueilleuse, il éprouve à la fois l’ardeur de vivre et le sentiment de son néant ; pourtant le poète ne se départ jamais de la sérénité d’une inspiration toute classique, qui se manifeste en particulier dans l’emploi du dizain de l’ode traditionnelle. C’est que le poète est avant tout, pour Valéry, quelqu’un qui lutte contre les contraintes rigoureuses que lui impose la forme versifiée, comme l’architecte ou le sculpteur trouve leur inspiration dans la lutte même contre la matière. Cet idéal esthétique est exprimé dans deux dialogues à la manière de Platon, Eupalinos ou l’Architecte et L’Ame et la Danse, l’un et l’autre de 1921. Valéry ensuite l’essentiel de ses efforts à des essais en prose où il témoigne d’un profond pessimisme sur l’avenir de la civilisation européenne, surtout questions d’esthétique poétique : à propos de la Fontaine, d’Edgar Poe, de Baudelaire, de Mallarmé, etc., il analyse avec délices les mécanismes de la création qui n’est jamais confidence biographique, mais toujours acte intime de l’esprit qui se discipline. Malgré son hermétisme, Valéry connut un immense succès, fut nommé professeur au Collège de France en 1937 et eut des funérailles nationales le 24 juillet 945.
Le plus célèbre poème de Valéry est sans doute le Cimetière marin.
Pour le poème et son analyse, voir ici .
(Composé d'après La bibliothèque de la poésie : Les explorateurs solitaires du 20e siècle.)
40e anniversaire de l’Organisation Internationale de la Francophonie
Ce 20 mars 2010, l’Organisation internationale de la Francophonie fêtera ses 40 ans, sous le
signe de "La diversité au service de la paix" et de la solidarité avec le peuple haïtien. Ce 40e anniversaire sera célébré par un programme pluriel qui sera marqué par l’inauguration le 20 mars de la Maison de la Francophonie à Paris par Nicolas Sarkozy, Président de la République française et Abdou Diouf, Secrétaire général de la Francophonie. Il se prolongera jusqu’à la tenue du XIIIe Sommet de la Francophonie à Montreux (Suisse) du 22 au 24 octobre 2010. Ce 20 mars, l’Organisation internationale de la Francophonie fête ses 40 ans. En guise d’apéritif, la Mairie de Paris a fait vendredi la fête à la planète francophone. Et à donné la parole à plusieurs artistes, dont la Valaisanne Celina Ramsauer. Enthousiasmes et couleurs au rendez-vous.
le Président français Nicolas Sarkozy recevait samedi le président de l’OIF, Abdou Diouf, et plusieurs centaines d’invités à l’Elysée. En attendant la «Maison de la Francophonie»…
Sous les lustres royaux, entre les piliers dorés et les rideaux cramoisis, la salle bigarrée (politiques d’ici et d’ailleurs, monde culturel allant de Hélène Carrère d'Encausse à… Ophélie Winter) bavarde, papillonne, bourdonne, vrombit. Et soudain, comme un seul homme, se tait. «Le Président de la République», vient-on d’annoncer.
C’est Abdou Diouf qui prendra d’abord la parole, avec sa stature impressionnante et sa prestance de vieux sage, Abdou Diouf, ancien président du Sénégal, qui commencera par saluer le rôle joué par la France en matière de francophonie: «La Francophonie ne serait pas la Francophonie sans la France, et sans l'engagement constant du chef de l'Etat Français».
Il lancera également un chaleureux hommages aux pères fondateurs, le Sénégalais Léopold Sédar Senghor, le Tunisien Habib Bourguiba, le Nigérian Hamani Diori et le Cambodgien Norodom Sihanouk, en affirmant que, au cours de ses quarante ans d’existence, la Francophonie a œuvré à rendre possible «l’utopie» amorcée par ceux-ci le 20 mars 1970 à travers la Convention de
Niamey.
Non à la «monoculture»
Puis Nicolas Sarkozy prendra la parole. Plongé dans les notes de son discours, d’abord. Et s’en écartant de plus en plus, selon son habitude, en véritable homme de scène, pour mieux suivre le fil de ses élans.
Si Abdou Diouf a axé ses propos sur la dimension politique de la Francophonie, c’est sur la question linguistique que le président français va d’abord embrayer. «Le problème n'est pas l'anglais, le problème c'est le monolinguisme, c'est le prêt-à-porter culturel, c'est l'uniformité», assène-t-il.
Avant d’ajouter: «En défendant le français, vous défendez toutes les identités culturelles du monde». Puis: «Si on cède sur le français, c'est qu'on cèdera sur toutes les autres cultures et toutes les autres langues du monde». Propos chaleureusement applaudi.
Au fil des digressions, Nicolas Sarkozy lâche savamment la bride, jouant efficacement de l’ironie. En particulier à l’égard de ces diplomates français «tellement heureux de parler anglais» alors qu’il les souhaite «ambassadeurs de l'intransigeance francophone».
Pour autant, le chef de l'Etat refuse l’idée d’une compétition entre les deux langues, jugeant qu'une «opposition entre francophones et anglophones n’a pas vraiment de sens politique».
Une Francophonie engagée
Le français pour la beauté du français? Pas vraiment. Plutôt le français comme arme. «La francophonie, ce n'est pas simplement des intellectuels, des amoureux des belles lettres ou de la langue, mais ça doit se traduire aussi dans un combat politique», souligne-t-il.
Il cite alors «la préservation de notre Planète», «la gouvernance mondiale» ou le «développement». Et indique qu'il plaidera pour que l'OIF soit invitée à la conférence internationale sur la reconstruction d'Haïti, le 31 mars à New York, et fait mention du prochain Sommet de la Francophonie, en octobre à Montreux, comme lieu important de cet engagement politique.
«A quoi cela servirait-il d'avoir des valeurs communes si nous ne transformions pas cette adhésion (...) en prise de positions politiques», interroge-t-il. 200 millions de francophones de par le monde? Nicolas Sarkozy sourit de ce «complexe» véhiculé par une francophonie qui serait «la seule à ignorer sa force».
Applaudissements. La salle se vide, les invités se pressent vers le buffet proposé par le Palais de l’Elysée…
La source : http://www.swissinfo.ch/fre/detail/index.html?cid=8495320
La langue chinoise
Afin de faire connaître davantage la langue chinoise par des amis étrangers, j'ai écrit cet article pour l'introduire. La langue chinoise est une langue à tons et elle fait partie de la famille des langues sino-tibétaines. La langue chinoise possède plusieurs caractéristiques : Elle est tonale ; elle est à tendance monosyllabique et dans cette langue, l'unité fondamentale de sens et de son est la syllabe ; elle utilise des particules aspecto-temporelles et modales : Le verbe est actualisé au moyen de particules la plupart du temps post-verbales qui renseignent sur le temps, l'aspect, le mode de procès et le mode du verbe ; outre ces particules, il existe de très nombreux suffixes post-verbaux renseignant sur la localisation du procès, sa possibilité, son succès, etc. Cette langue fait usage de « classificateurs » morphèmes se plaçant entre un déterminant (démonstratif, adjectif numéral) pour indiquer la classe sémantique à laquelle appartient un terme (classe des objets longs et plats, classe des animaux, des paires, des divisions d'un ouvrage de poésie, etc.)
La grammaire de la langue chinoise est assez simple. Il n’y a ni de déclinaison, de conjugaison, de flexion nominale, de genre, de pluriels et d’inversion. Les morphèmes sont invariables et l'ordre des mots est primordial. Le sens d'une phrase est déterminé par l'ordre logique attendu, soutenu par quelques balises syntaxiques telles que ba (pour indiquer l'objet), de (de nombreuses fonctions), le (marque le passé). Les substantifs du vieux fond sont habituellement monosyllabiques : ma maman, ma cheval, rén (jen en ÉFEO) homme. Beaucoup de mots sont polysyllabiques, on les forme habituellement en apposant plusieurs mots. On utilise comme suffixe de pluriel, pour les pronoms et les groupes, men — you.men, amis.
Les adjectifs en chinois sont des verbes statifs. Comme qualificatifs, ils précèdent le nom, souvent suivis de la particule de, qui est omniprésente et très importante en chinois, elle tient de nombreux rôles parmi lesquels : indiquer l'attribut, former des subordonnées relatives en précédant le déterminé.
Pas comme le français, les verbes chinois sont invariables, il n'existe pas de temps. Le chinois ne manque pourtant pas de moyens pour exprimer le temps, il recourt à cette fin à des termes auxiliaires. Ainsi, le passé sera-t-il exprimé par l'auxiliaire liao fini, achevé. Ces termes finissent par se vider de leurs sens propres au point de devenir des morphèmes comme ais, ais, ait pour l'imparfait français.
Bien que le chinois soit une langue dont l'ordre des mots est essentiellement Sujet Verbe Objet, l'ordre Sujet Objet Verbe n'est pas inhabituel. L'auxiliaire ba permet d'indiquer que la place de l'objet se trouve inversée. C’est un trait que le français ne possède pas.
La grammaire de la langue chinoise ne constitue pas de problème pour les étrangers. En fait, les vrais problèmes de la maîtrise du chinois résident dans les caractères chinois, les 4 tons et les proverbes.
A l’origine, les caractères chinois étaient une écriture idéographique. Chacun des caractères représentait une certaine chose, par exemple un humain, le soleil, la lune etc. La composition des caractères chinois suit un certain système. La plupart des caractères se composent de plusieurs composants, un composant phonétique et un composant symbolique. Le caractère chinois s'inscrit dans un carré imaginaire de surface identique pour chaque caractère. Ce qui signifie que bien que la langue chinoise, à la différence de l’alphabet romain, ne soit pas un alphabet phonétique, vous pouvez parfois reconnaître comment un caractère est prononcé. La signification d’un caractère peut être devinée du composant symbolique. Un des plus grands problèmes pour les étrangers qui apprenne des caractères chinois zì (tseu en É.F.E.O) est qu'ils ont trop tendance à les confondre avec des mots cí (ts'eu) en se disant que les langues chinoises sont exclusivement monosyllabiques. En d'autres termes, ils présument qu'un caractère égale une syllabe ou un mot. Rien n'est plus faux. En fait, les mots ci se composent de caractères individuels librement. C’est une difficulté pour les étrangers de mémoriser de nombreux zi et ci. De plus, la plupart des zi et ci possèdent plusieurs interprétations qui varient selon les différentes circonstances, ce qui trouble davantage les étrangers.
Une autre principale difficulté de la langue chinoise sont les quatre tons. Une syllabe peut n’avoir aucun ton, ou peut être prononcée avec l’un des quatre tonèmes. Maîtriser la prononciation des 4 tons est une grande entreprise pour les étrangers. Il est à noter que cette différence de ton se retrouve également dans la langue française : par exemple lorsque l'on dit "maman" (ton 1), ou bien "maman ?" (proche du ton 3), ou encore "maman !" (proche du ton 2).
La dernière et aussi la plus grande difficulté pour les étrangers sont des proverbes. Il existe un grand nombre de proverbes utilisés la plupart du temps par les personnes biens éduquées. Les proverbes chinois se composent habituellement de seulement quelques caractères mais il ne faut jamais les assimiler à une simple combinaison des mots. On associe les proverbes à toute une histoire qui aide à comprendre le sens du proverbe. C’est difficile de saisir le sens d’un proverbe sans connaître son histoire.
La beauté de la langue chinoise n’est jamais éclipsée par ses façades difficiles. Comme j’écris, la libre composition des caractères émancipe la langue chinoise des règles asphyxiantes et fournit les variations illimitées du sens. Sans les contraintes, elle se tourne vers la beauté de simplicité. Chaque mot possède une sens parfois vague et il ainsi traduit et évoque beaucoup plus que ce qu’il contient à l’apparence. L’espace de l’imagination est si vaste que seulement plusieurs mots parviennent à dépeindre une image poétique. On ne trouve jamais les phrases chinoises qui sont longues et lourdes comme celles dans la recherche du temps perdu. La langue chinoise est à la fois nuancée grâce à la libre composition des caractères et des expressions tellement riches.
Dix des grands auteurs de la littérature francophone
J'ai emprunté un livre très intéressant à la bibliothèque la semaine dernière : La littérature française pour les nuls aux Éditions First. Le langage est très facile en ce qui concerne la structure et on y trouve des expressions utiles, des anecdotes des écrivains, des extraits les plus beaux choisis par l'auteur... À la fin de ce livre, je trouve une partie : Dix des grands auteurs de la littérature francophone. Je ne sais pas si ce classement est généralement accepté, mais cela nous aide à découvrir le monde de la littérature francophone. Voilà les dix des grands auteurs de la littérature francophone.
Léopold Sédar Senghor (Joal, Sénégal, 9 octobre 1906 - Verson, France, 20 décembre 2001) est un poète, écrivain et homme politique sénégalais. Il a été le premier président du Sénégal (1960-1980) et il fut aussi le premier Africain à siéger à l'Académie française. Aimé Césaire, de son nom complet Aimé Fernand David Césaire, né le 26 juin 1913 à Basse-Pointe et mort le 17 avril 2008 à Fort-de-France, est un poète et homme politique français de Martinique. Il est l'un des fondateurs du mouvement littéraire de la négritude et un anticolonialiste résolu Mohammed Dib (Tlemcen, 21 juillet 1920 - La Celle Saint-Cloud, 2 mai 2003) est un écrivain algérien de langue française, auteur de romans, de nouvelles, de pièces de théâtre, de contes pour enfants, et de poésie. Ahmadou Kourouma est un écrivain ivoirien né le 24 novembre 1927 à Boundiali (Côte d'Ivoire) et mort le 11 décembre 2003 à Lyon Calixthe Beyala, née en 1961 à Douala au Cameroun, est une écrivaine franco-camerounaise. Antonine Maillet (Bouctouche, Nouveau Brunswick 10 mai 1929-) est une romancière et dramaturge canadienne d'origine acadienne. Elle est plus connue grâce au succès de sa pièce La Sagouine. Albert Cohen, né à Corfou, 16 août 1895, mort à Genève le 17 octobre 1981, est un poète, écrivain et dramaturge suisse romand dont l'œuvre est fortement influencée par ses racines juives. Son nom a été évoqué pour le prix Nobel de littérature. Tahar Ben Jelloun est un écrivain et poète franco-marocain de langue française, né à Fès le 1er décembre 1944 (au Maroc). Amélie Nothomb, (née le 13 août 1967 à Kōbe au Japon), est un écrivain belge de langue française. Amin Maalouf est un écrivain franco-libanais né le 25 février 1949 à Beyrouth.
À la recherche du temps perdu
Je partage avec vous plusieurs extraits de La recherche du temps perdu.
Du côté de chez Swann
« Ce bonsoir que j’aimais tant » le roman s’ouvre par des considérations sur les réveils, et en particulier sur la façon dont nous réorganisons le monde en reconstruisons notre perception. En effet, le dormeur est hors de la succession chronologique que du temps : « Un homme qui dort tient en cercle autour de lui le fil des heures, l’ordre des années et des mondes. »Proust nous avertit ainsi de ce que sera la composition de son roman : une conception de type circulaire où à tout moment le moi rayonnerait vers son passé disposé en cercle autour de lui. C’est ainsi que dans les réveils nocturnes, il évoque en particulier à Combray chez sa grande-tante. Ce qui a surnage surtout dans son souvenir, c’est le drame quotidien que constituait le coucher pour l’enfant nerveux et asthmatique qu’il était. En vain pour le distraire lui a-t-on offert une lanterne magique ; l’angoisse le prenait dès la fin de l’après-midi à l’idée de « rester sans dormir loin de sa mère et de sa grande-mère ».
La madeleine le narrateur médite sur les métamorphoses de la personnalité : Swann, qui est un mondain fort lancé et un remarquable connaisseur en matière artistique, n’est aux yeux de la famille du narrateur qu’un bon voisin de campagne. Cependant les visites de Swann aggravent l’angoisse de l’enfant, parce que les soirs où Swann dîne avec ses parents, il doit se coucher sans avoir reçu le baiser de sa mère. Ainsi, le narrateur centra ses souvenirs de Combray autour du « drame de son déshabillage ». Comment élargir ses souvenirs, sans avoir recours à « la mémoire volontaire, la mémoire de l’intelligence », qui ne rend pas la couleur du passé ? Une expérience involontaire vient le tirer d’embarras : alors que, bien après l’époque de Combray, un soir d’hiver, la mère du narrateur lui avait fait un peu de thé, il porta « à ses lèvres une cuillerée du thé où il avait laissé s’amollir un morceau de madeleine ». Il fut alors envahi d’une joie extraordinaire dont il va chercher la cause dans ses souvenirs.
À l’ombre des jeunes filles en fleurs
À Balbec la grande-mère de narrateur retrouve une amie d’enfance, la marquise de Villeparisis, avec qui il fait de grandes promenades en calèche. C’est la tante de la duchesse de Guermantes, ainsi que du jeune et brillant Robert, marquis de Saint-Loup, qui deviendra un grand ami du naratteur. Apparition de l’étranger et insolent baron de Charlus, lui aussi neveu de Mme de Villeparisis et frère du duc de Guermantes. Le narrateur rencontre un jour sur la digue un petit groupe d’adolescentes dont la beauté variée et la gaieété l’attirent et le font rêver. Il les aime collectivement, mais distinque parmi elles Albertine Simet, une « brune aux grosse joues ». Il fait également connaissance du grand peintre impressionniste Elstir. Le narrateur, Elstir et la petite bande discutent volontiers ensemble : comme un jour le narrateur affirme qu’il voit mal la différence entre une toilette de grand couturier et une toilette quelconque, Albertine soutient qu’elle est très perceptible aux connaisseurs et Elstir est d’accord avec elle, bien que la différence, dit-il, ne soit pas « aussi profonde qu’entre une statue de la cathédrale de Reims et de l’église Saint-Augustin ».
La prisonnière
Le narrateur s’attache à nouveau à Albertine tout en concevant « une douloureuse et perpétuelle méfiance » devant certains moments de la vie de la jeune fille où elle semble lui échapper. Il pénètre dans le salon des Verdurin, qui ont reconstitué à la campagne, dans un château loué aux Cambremer, leur petit clan parisien, que fréquente, sans le baron de Charlus. Après bien des heurts et des crises à propos d’Abertine, le narrateur décide, à la fin de l’été, de repartir pour Paris avec celle-ci qu’il installe dans l’appartement de ses parents, pour la tenir « prisonnière » et essayer de calmer ainsi sa jalousie. Ce pendant Albertine, assez agitée et désordonnée, doit apprendre à vivre suivant le rythme d’existence un peu étrange qu’est celui du narrateur, se plier à ses heures de sommeil, ne pas faire de bruit, etc. Autant de règles que va lui enseigner Françoise, k’ancienne domestique et Tante Léonie à Combray, passée après la mort de celle-ci, au service du narrateur et de ses parents.
La mélancolie chez Proust
« La mélancolie, c'est le bonheur d'être triste »
(Hugo)
« J'ai le spleen, et un tel spleen, que tout ce que je vois […] m'est en dégoût profond »
(Vigny)
« On ne triomphe du temps qu'en créant des choses immortelles »
(Chateaubriand)
« La mélancolie est le soleil noir. Le vrai paradis est le paradis perdu »
(Proust)
Les paysages que j’ai été l’habitude de parcourir se trouve endeuillé par mon absence. (Proust)
Le spleen et la mélancolie semblent à la fois mystérieuses et métaphysiques pour moi. Je suis toujours curieux à l’égard de la liaison entre ce sentiment triste, négative et l’extase chaleureuse, fervente. Et j’ai de la chance. Récemment, J’ai écouté une édition de « Les nouveaux chemins de la connaissance » de France Culture concernant la mélancolie chez Proust. Je le partage avec vous les notes que j’ai pris.
Peut-être peut-on dire que la mélancolie paradoxalement ressemble à la joie. Tout comme un homme joyeux est incapable de dire le motive de sa joie et la nature de ce qu’il comble, le mélancolique ne sait préciser le motive de sa tristesse ni la nature de ce qu’il lui manque. Mais la différence fondamentale entre le vague romantique et le vague joyeux est que le premier échoue à décrire ce qui n’est pas tandis que le second échoue à faire le tour de ce qui est. Le problème n’est pas l’absence, mais c’est l’absence se double de souvenir. L’invité lit un extrait de À la recherche du temps perdu.
Je demandai l’heure à Françoise. Six heures. Enfin, Dieu merci, allait disparaître cette lourde chaleur dont autrefois je me plaignais avec Albertine, et que nous aimions tant. La journée prenait fin. Mais qu’est-ce que j’y gagnais ? La fraîcheur du soir se levait, c’était le coucher du soleil ; dans ma mémoire, au bout d’une route que nous prenions ensemble pour rentrer, j’apercevais, plus loin que le dernier village, comme une station distante, inaccessible pour le soir même où nous nous arrêterions à Balbec, toujours ensemble. Ensemble alors, maintenant il fallait s’arrêter court devant ce même abîme, elle était morte. Ce n’était plus assez de fermer les rideaux, je tâchais de boucher les yeux et les oreilles de ma mémoire, pour ne pas voir cette bande orangée du couchant, pour ne pas entendre ces invisibles oiseaux qui se répondaient d’un arbre à l’autre de chaque côté de moi, qu’embrassait alors si tendrement celle qui maintenant était morte. Je tâchais d’éviter ces sensations que donnent l’humidité des feuilles dans le soir, la montée et la descente des routes à dos d’âne. Mais déjà ces sensations m’avaient ressaisi, ramené assez loin du moment actuel, afin qu’eût tout le recul, tout l’élan nécessaire pour me frapper de nouveau, l’idée qu’Albertine était morte. Ah ! jamais je n’entrerais plus dans une forêt, je ne me promènerais plus entre des arbres. Mais les grandes plaines me seraient-elles moins cruelles.
La recherche du temps perdu est aussi un livre de l’espace. Qu’il soit dans la forêt ou dans les grandes plaines, la mélancolie est sans issue littéralement. Ce qui fait souffrir c’est sa présence présente. La mélancolie du temps qui passe et du vieillissement est aussi un aspect chez Proust. Pour lui, la mélancolie est guérissable. L’oubli est une présence douce et qui ne fait plus souffrir. À ce moment-là, le deuil a effectué son parcours. Pour creuser la différence entre l’affection médicale et l’épisode répressive de la mélancolie et le deuil qui lui prend toute sa plénitude littéraire, selon Proust, les seules affections véritablement incurables sont les douleurs physiologiques. Le narrateur de À la recherche du temps perdu va au bout de toutes les expériences qu’il a désiré parcourir : l’expérience amoureuse. L’alliance de la mélancolie à la gaieté est difficile à comprendre. La gaieté peut se déboucher sous la forme de la mélancolie. la mélancolie est ambiguë et énigmatique. La gaieté mélancolique peut exister dans l’univers proustien. Les pages les plus drôles sont dans le début de l’amour de swan. Il raconte le petit cercle des Verdurins ou les blagues fumeuses de docteur Godard, tous ces signes que Proust décèle manifestent une joie complète. La mélancolie de Proust relève de la nostalgie. La mélancolie devance la douleur la plus aimée ou la douleur même d’avoir un jour à ne plus aimer. La nostalgie serait la douleur de savoir que quand bien même un jour on en reviendrait à un lieu dont on est nostalgique, ce lieu ne serait pas celui qu’on rêve. L’invité lit de nouveau un extrait de À la recherche du temps perdu.
Comme je suivais les allées séparées d’un sous-bois, tendues d’une gaze chaque jour amincie, le souvenir d’une promenade où Albertine était à côté de moi dans la voiture, où elle était rentrée avec moi, où je sentais qu’elle enveloppait ma vie, flotter maintenant autour de moi, dans la brume incertaine des branches assombries au milieu desquelles le soleil couchant faisait briller, comme suspendue dans le vide, l’horizontalité clairsemée des feuillages d’or, D’ailleurs, je tressaillais de moment en moment, comme tous ceux pour lesquels une idée fixe donne à toute femme arrêtée au coin d’une allée la ressemblance, l’identité possible avec celle à qui on pense. « C’est peut-être elle! » On se retourne, la voiture continue à avancer et on ne revient pas en arrière. Ces feuillages, je ne me contentais pas de les voir avec les yeux de la mémoire, ils m’intéressaient, me touchaient comme ces pages purement descriptives au milieu desquelles un artiste, pour les rendre plus complètes, introduit une fiction, tout un roman; et cette nature prenait ainsi le seul charme de mélancolie qui pouvait aller jusqu’à mon cœur. La raison de ce charme me parut être que j’aimais toujours autant Albertine, tandis que la raison véritable était au contraire que l’oubli continuait à faire en moi des progrès que le souvenir d’Albertine ne m’était plus cruel, c’est-à-dire avait changé; mais nous avons beau voir clair dans nos impressions, comme je crus alors voir clair dans la raison de ma mélancolie, nous ne savons pas remonter jusqu’à leur signification plus éloignée. Comme ces malaises dont le médecin écoute son malade lui raconter l’histoire et à l’aide desquels il remonte à une cause plus profonde, ignorée du patient, de même nos impressions, nos idées, n’ont qu’une valeur de symptômes. Ma jalousie étant tenue à l’écart par l’impression de charme et de douce tristesse que je ressentais, mes sens se réveillaient.
Le charme de la mélancolie est entre la souffrance de la manque d’Abertine et le plaisir de la retrouver lorsqu’elle serait oubliée. Proust parle beaucoup de mélancolie d’une façon répétitive. Mélancolie est indicible. Un de ses grands progrès dans la carrière littéraire est de déplier le concept de mélancolie qu’il trouve au fond quelque chose de si vaste de la vie elle-même.
Proust et À la recherche du temps perdu
À l'occasion du 80ème anniversaire da la mort de Marcel Proust, j'ai écrit plusieurs articles en rendant hommage à lui. Proust est l'un des écrivains favoris. Longtemps, je me suis couché de bonne heure. Parfois, à peine ma bougie éteinte, mes yeux se fermaient si vite... je n'ai lu
qu'une très petite partie de À la recherche du temps perdu, mais j'ai mémorisé le début de ce roman Du côté de chez Swann. Proust est né en 1871. L’importance de l’engagement politique pour les écrivains avant la première guerre mondiale de 1914 semblait devoir limiter l’intérêt du roman psychologique. Mais c’est pendant les années qui précédèrent et qui suivirent la première guerre mondiale qu’apparat une œuvre magistrale, vouée à une quête sur moi, celle de Marcel Proust. Dans À la recherche du temps perdu, Proust se retourne vers son passé pour en cristalliser les sortilèges et la magie dans l’envoûtement d’une œuvre d’art éternelle.
Marcel Proust a eu en effet une enfance choyée, mais fragile et angoissée : né à Paris en 1871, dans un milieu de bonne bourgeoisie, il souffre très vite de crises d’asthme et sa mère comme sa grande-mère lui prodiguent les soins les plus attentifs. L’été, ce sont de longues vacances chez un de ses oncles, à Illiers, le Combray du roman, ou sur les plages normandes. Très marqué par ses études de philosophie, Proust subit l’influence de Bergson. Il vit avec ses parents et se lance dans une existence d’amateur et d’homme du monde, fréquentant divers salons et se liant avec des artistes et des écrivains. La mort de son père en 1903, puis celle de sa mère en 1905 provoquent en lui un choc qui ébranle sa santé et l’amène à se retirer solitaire dans une chambre tapissée de liège, boulevard Haussmann : il entreprend d’écrire en fin sa grande œuvre, un vaste roman où il veut livrer toute son expérience, toute sa philosophie et tout son art. Le premier volume, Du côté de chez Swann, ne paraît qu’en 1913 sans succès. Mais en 1919, le deuxième tome, À l’ombre des jeunes filles en fleurs, ayant obtenu le prix Goncourt et suscité un immense intérêt, Proust se hâte de finir son œuvre, qui comportera 7 volumes, dont les trois derniers ne paraîtront qu’après sa mort, en 1922.
L’ensemble constitue À la recherche du temps perdu, vaste roman qui comporte plusieurs niveaux d’intérêt superposés. C’est en partie une autobiographie où le narrateur évoque son enfance, surtout à Combray et à Balbec, et sa jeunesse dans une société mondaine et
aristocratique dont il découvre les salons à la fois importants et décevants, et où il stigmatise le snobisme des parvenus qui veulent singer les nobles; il évoque aussi son expérience du monde à la fois tragique et illusoire des passions : il s’est convaincu qu’on ne peut jamais aimer autrui, mais seulement une image qu’on fait de lui, et que la jalousie est inséparable de l’amour qu’elle nourrit et détruit à la fois. C’est en effet le thème du temps qui est au centre de la philosophie de Proust et derrière l’apparence autobiographique, aussi l’unité de l’œuvre : le temps emporte tout, transforme non seulement les passions, mais aussi les corps et les sociétés. L’unité même du moi est sujette au temps qui le désagrège, mais lui donne aussi ses dimensions, car nous occupons bien plus de place dans le temps que dans l’espace. Ainsi tout n’est pas défaite dans nos rapports avec le temps : des impressions du passé restent enfouies dans l’inconscient et, par un phénomène de mémoire affective, peuvent renaître lorsque à nouveau se présentent à nous les sensations qui les accompagnèrent jadis. Ce sont ces associations qui assurent notre victoire sur le Temps; elles sont rares, mais c’est justement le but de l’œuvre d’art de les fixer et de les exploiter. C’est pourquoi, à un niveau plus profond encore, l’œuvre de Proust est un vaste hommage à l’art pour lequel il éprouve un véritable culte mystique, l’art nous faisant passer du Temps à l’Éternel, de ce monde-ci à un autre monde. Il est donc dans l’essence de l’art d’être tourné vers l’immortalité et aussi vers l’originalité, chaque artiste étant comme le messager d’une partie céleste perdue. Pour arriver à cette originalité, Proust pense que le meilleur moyen est dans l’usage abondant des images, métaphores et comparaisons, dont la fraîcheur et la richesse contribuent à la poésie des évocations. Les descriptions de Proust font souvent penser à la peinture impressionniste qu’il admirait fort. Mais sa sensibilité très vite vive empêche son art de jamais tourner au procédé systématique : l’humour, l’accent intimiste ou au contraire l’analyse rationnelle sont des éléments de l’art proustien.
(Composé d’après L’histoire de la littérature française, Editions Bordas et Les recueils de textes littéraires : XXe siècle.)
Cancre
Cancre Il dit non avec la tête
mais il dit oui avec le cœur
il dit oui à ce qu'il aime
il dit non au professeur
il est debout
on le questionne
et tous les problèmes sont posés
soudain le fou rire le prend
et il efface tout
les chiffres et les mots
les dates et les noms
les phrases et les pièges
et malgré les menaces du maître
sous les huées des enfants prodiges
avec des craies de toutes les couleurs
sur le tableau noir du malheur
il dessine le visage du bonheur
Jacques PRÉVERT, Paroles (1945)
Je l’ai appris l’année dernière dans Le Nouveau Sans Frontière 3. Jacques Prévert décrit un « mauvais » élève dans ce poème. Je me souviens que lorsque j’étais élève, je faisais partie de la catégorie ‘cancre’ d’après le critère de l’école. J’étais polisson dans les yeux des enseignants. Je n’obtenais guère de bonnes notes dans l’examen. Dans la classe, j’étais souvent dans la lune ou je chuchotais avec des camarades ou lisais des bandes dessinées en secret. En un mot, je faisais tout sauf écouter les enseignant. Ils me reprochaient souvent sévèrement. Après la classe, je faisais rarement attentivement le devoir. Mais qui peut imaginer que je fais mes études maintenant à l’Université de Wuhan, un des plus célèbres et plus prestigieuses en Chine. À travers l’histoire, de nombreux grands hommes ont été considérés comme cancres par leurs enseignants à l’école. Ils sont peut-être espiègles en tant qu’élève parce qu’ils sont exceptionnels et les règles scolaires sont archaïques pour eux. En un mot, le critère scolaire est pour le normal moyen. On ne peut l’imposer à des élèves exceptionnels et géniaux. C’est souvent quand ils ont grandi que leurs talents ont été découverts et reconnus. Dans un message que j’ai écrit il y a trois mois Une époque sans grands maîtres, j’essaies d’expliquer la raison pour laquelle il y a pas peu de grands maîtres actuellement. Peut-être un grand nombre de talents sont-ils considérés cancres quand ils sont jeunes.
sur le tableau noir du malheur
il dessine le visage du bonheur
Ce que croit le professeur n’est pas forcément ce que pense ce « cancre ». Peut-être sait-il déjà ce qu’il va devenir dans l’avenir. Peut-être sait-il déjà que le professeur a tort et il est un talent. Peut-être méprise-il aussi le professeur lorsque ce dernier lui reproche. Beaucoup de peut-êtres et l’avenir est toujours inconnu. Il reste à le découvrir tant pour les professeurs que pour les élèves...
Le slam
Récemment, j’écoute souvent le slam, particulièrement celui de grand corps malade. le slam est
un type d'expression populaire dans laquelle des poètes s'affrontent et reçoivent les notes d'un jury choisi au hasard parmi le public. On peut dire que le slam est une poésie orale et il est plus rythmé que la poésie. Fabien Marsaud, connu sous le nom de scène de Grand Corps Malade, est peut-être le plus célèbre slameur que j’aie connu. Il a mis en lumière le style musical du slam et démocratisé le genre. Mais il a un mauvais souvenir lorsqu'il était jeune. Lors d'une colonie de vacances où il est animateur, en chahutant avec des amis, il fait un plongeon dans une piscine dont le niveau de l'eau était trop bas. Il se déplace des vertèbres et est évacué en hélicoptère. À cause de cet accident, ses jambes sont paralysées. C'est en référence à ce handicap - et aussi à sa grande taille (1 m 94) - qu'il a pris le nom de scène de Grand Corps Malade en 2003. J’admire Grand Corps Malade, tant par son slam que par son esprit de persévérance. Ce handicap physique ne l'a désespéré jamais. Au contraire, je pense c'est ce revers qui lui donne plus de courage en face des difficultés. C’est peut-être cette rare qualité qui le rend si populaire.
J’ai écrit moi-même un slam. Je le partage avec vous.
À l’aube, le soleil scintille d’espoir, de futur et de joie.
On part et s’engage dans le voyage, comblé de foi.
Tout est nouveau et attirant, des fleurs, des montagnes, des gens.
On se croit invincible et être surhomme est la devise.
Peu à peu, on s’oublie et s’égare dans ce labyrinthe.
On croit boire le calice jusqu’à la lie, sans savoir que c’est l’absinthe.
À midi, l’astre ténébreux dissipe la brume d’illusion, tout voit le jour.
Des fantômes indiquent le chemin, des anges noirs sourient alentour.
Le frisson des visages dans la pénombre, le poudroiement de la nostalgie sombre.
Le fardeau du Temps, la blessure rouge de sang, un vacarme dans les oreilles.
Les belles images trop évanescentes finissent la tête courbée.
Le mal d’un rêve renfermé à la vue d’un désert dépeuplé.
Des corridors retentissent de rumeurs, des secrets, des calomnies.
Des airs répandent de frénésie, d’hypocrisie, de jalousie.
Au crépuscule, le soleil décline avec notre aspiration et inspiration.
Des nuées grises anodines glissent en vain pour être prises comme rien.
Les mirages s’effondrent, on n’éprouve ni charme ni transport.
On ne peut plus fouler la terre, on n’a plus besoin d’épauler le fardeau.
On n’a plus rien à désirer, on a vu assez et éprouvé trop.
Un son léger se répand, on s’arrête, la cloche rustique,
Aux derniers bruits du jour, mêle de saints concerts.
Amen !
Troisième édition du tournoi de football de la francophonie de Wuhan
Les 19, 20 et 21 mars, un tournoi de football se tiendra ici sur le stade de Guiyan à l’Université
de Wuhan (Wuda). Ce tournoi est en train de devenir une tradition et un moment très attendu de la communauté francophone de Wuhan. Cette année, 14 équipes sont inscrites : La communauté francophone étudiante sera représentée par les équipes du Bénin, du Cameroun, de République Centrafricaine, du Cercle des Rwandais et Burundais, des Comores, du Congo, du Gabon, de Guinée, du Mali, du Maroc, du Niger, du Sénégal et du Vietnam. L’équipe d’entreprise de Dongfeng-PSA défendra seule les couleurs françaises.
Le coup d’envoi du tournoi sera donné vendredi 19 mars à 12h30 en présence d’un représentant du Consulat de France à Wuhan sur le stade Guiyan de Wuda. Les demi-finales auront lieu dimanche 21 mars de 11h à 12h. La finale devrait débuter à 16h. La remise des coupes par le Consul général de France, M. Serge LAVROFF aura lieu à 17h30.
Comme je n’ai pas de cours demain, Je vais donc voir les matchs. Si vous êtes à Wuhan et vous vous intéressez au football, venez humer l’air du premier jour du printemps dans le plus beau campus de Chine, qu’est celui de Wuda, et assister à ce tournoi. De plus, les fleurs de
cerisier de Wuda sont presque un symbole de cette université d’une histoire de plus de 100 ans et elles se sont épanouies cette semaine. Elles sont si belles et constituent un grand spectacle de Wuda. Venez voir les matchs et admirer les fleurs !
Pour plus de détails du tournoi de football de la francophonie de Wuhan, voir ici http://www.ambafrance-cn.org/3eme-edition-du-tournoi-de-football-de-la-francophonie-de-Wuhan.html?lang=fr




