J'ai appris aujourd'hui que je ne suis pas parmi les lauréats du concours d'écriture francophone : la lettre d'amour. La concurrence est vraiment acharnée. Il n'y a que 3 lauréats qui sont invités à Beijing le 13 mars pour la remise des prix. Mais cela ne me décourage pas et je vais continuer à écrire. Je partage avec vous la lettre d'amour que j'ai écrite pour ce concours.

Ma Chérie,

Tu te souviens, qu’un jour,

Je t’ai apporté des roses,

Tu as jeté mon amour,

En me refusant sans cause;

Dans le vent, les roses se sont envolées,

Sans toi, tout est dépeuplé.

Le jour, en vain, succède au jour,

Il pleut dans mon cœur, toujours;

Je me noie aux flots de mes larmes solitaires,

Elles ne pleurent que pour te plaire.

Comme un songe effacé,

Tu t’es évanouie dans les ténèbres du passé;

Je zappe la cascade des poussières sombres,

Pour ne plus mettre mon cœur à l’ombre;

Mais le poids de ton absence m’accable,

Des soupirs me comblent.

Le soleil ne chauffe plus mon âme troublée,

Parce que tu l’as déjà volée;

Le zéphyr ne soulage plus mes regards mornes,

Parce que mon monde, ne plus tu l’ornes.

Souvent, je m’assieds,

Sur le gazon que tu aimais;

Je me plonge dans une chimère,

Mais elle ne devient que plus amère;

Une douleur m’éveille, ma bien-aimée,

Est le mal d’un rêve renfermé.

La nuit tombe lentement, taciturne,

La brume sombre ton visage,

Qui ne m’est qu’un mirage.

Du baladeur j’entends le nocturne,

De Chopin qui a accompagné nos tristesse et joie,

Mais maintenant noyées au vieux noir que tu broies.

L’ombre éteint mes yeux,

Le passé que décrivait ta voix,

Se couche comme le soleil dans les cieux,

Le bonheur n’a rien d’alléchant sans toi.

Quand j’entends le vent soupirer,

Je crois t’entendre murmurer.

Quand je vois le soleil se lever,

Je crois te voir m’approcher.

Quand je contemple le ciel,

Je crois te voir dans chaque étoile.

Quand je vois que des feuilles voltigent et dansent,

Je crois que le zéphyr m’apporte ta voix douce.

Je rêve à toi,

À tes yeux de diamant,

À tes lèvres de soie.

Il me rend heureux quoi que tu dises,

Ton sourire me caresse comme une brise;

Mon cœur ne bat que pour ta voix angélique,

Ne le déchire pas avec tes mains mélancoliques.

Tu peux m’emplir de mélancolie ou m’inonder de sève,

Comme le soleil se couche ou se lève;

Tu peux me faire ravi ou douloureux,

Comme il fait beau ou pluvieux.

Je n’aurai point peur de demain,

Tu luiras mon chemin.

C’est toi qui faisais mes nuits briller comme des jours,

C’est toi qui m’accompagnais dans les songes puérils,

C’est toi qui apaisais mon spleen lourd,

C’est toi qui rendais aller crescendo le transport fébrile.

J’imagine que tu reviens un matin,

Reposes ta tête sur mon sein;

Je te vois dormir, retenant mon haleine,

Je ne sens plus ma peine.

tes yeux, foyer de mon espoir retrouvé,

Palpitent couronnés des fleurs embaumées.

Nous quitterons cette ville froide,

Un voyage à travers le monde;

Loin des rumeurs stupides, loin des frénésies jalouses,

Nous trouverons des bouleaux, des roses, des pelouses.

La lumière mobile colorera nos visages, mais

Ce voyage ne t’escagassera jamais,

La fatigue langoureuse,

Deviendra l’extase amoureuse.

Le calice d’amertume enseveli,

Fera ressortir le délice inouï.

J’entreverrai un rayon papillonner dans ton sourire.

Veux-tu me suivre ?

                                          

Ton Guillaume