414px_Alfred_de_mussetJ’ai commencé à connaître Musset par ses « nuits » et son théâtre « on ne badine pas avec l’amour »

Du temps que j’étais écolier,

Je restais un soir à veiller.

Dans notre salle solitaire.

Devant ma table vint s’asseoir   -« La nuit de décembre »

Tout comme Lamartine, les mots sont simples avec un sentiment mélancolique. Franchement, jusqu’à maintenant, je n’ai pas bien compris pourquoi Musset est appelé l’enfant terrible du siècle. J’ai consulté plusieurs livres sur la poésie, mais aucun ne le précise pas. Il me semble que une réponse plausible soit le rapport avec un livre qu’il a écrit : La confession d’un enfant du siècle.  Je ne l’ai pas lu, mais après dépouillé ses poèmes, j’ai déduit que une autre raison plausible tient au sentiment qu’il y évoque : La souffrance, la nuit, la mélancolie, la mort, le cimetière, la rupture... Toutes ces images dans ses poèmes donnent une impression négative et sombre. De toute façon, un enfant terrible ou pas, ses poèmes me plaisent, c’est tout ce qui compte.

Lorsque je pense à Musset, sa liaison avec George Sand, un autre écrivain romantique, paraît premièrement devant mes yeux. Ils ont passé un temps heureux ensemble, mais en 1835, la rupture avec elle a abouti à un véritable effondrement sentimental chez Musset. Ainsi que je toujours crois, le malheur du poète apporte le bonheur de la poésie. Ces souffrances, ces beaux et tristes souvenirs de sa maîtresse lui sont devenus l’inspiration qui aura marqué ses principales ouvres ultérieures : On ne badine pas avec l’amour, les nuits et une lettre à Lamartine.

« Ah ! Frappe-toi le cœur, c'est là qu'est le génie »

« Les plus désespérés sont les chants les plus beaux, et j’en sais d’immortels qui sont de pus sanglots. »                                                                                                    -Musset

Dans ses ouvres, il allie la grotesque avec le sublime, le plus désespéré avec le plus beau. Lire ses poèmes est un peu comme regarder une tragédie. On déplore ce que le poète éprouve en sanglots et ressent le hasard du sort ainsi que l'inutilité de l’homme devant le destin. Peut-être sans la tristesse ou la mélancolie, la vie perdrait une couleur : Violet ou gris. La tristesse est en quelque sorte liée à la joie, sans l'un, l'autre n'existerait plus. C'est la raison pour laquelle Musset s'écrie Les plus désespérés sont les chants les plus beaux. Je pense que Musset ressemble dans certaine mesure à Baudelaire : Dans les poèmes de ce dernier, les plus laids sont souvent les plus beaux. Mon sens esthétique a été révolutionné par ces deux poètes. Qu’est-ce que beau ? Qu’est-ce que laid ? Qu’est-ce que le bonheur ? Qu’est-ce que la souffrance ? Je continue ma quête.